Les archives des activités

Ateliers enfants

atelier constructor

Le 20 Novembre 2019
Cécile Meynier, artiste, et Karine Terral, architecte-conseil, proposent aux enfants - à partir de 8 ans - au cours de cet atelier d'explorer simultanément les notions d'architecture, de sculpture et d'installation à travers des micro-constructions en mêlant bois, carton et terre crue... On se débarasse ici de la technique et ses contraintes pour laisser libre cours à l'imagination et pourquoi pas flirter avec l'abstraction !
CinéMA

CinéMa #72 - Omar Gatlato

Le 15 Novembre 2019
Projection de Omar Gatlato, comédie dramatique réalisée par Merzak Allouache en Algérie en 1976 avec Boualem Bennani, Azziz Degga et Farida Guenaneche. 1h35 " Écran blanc", carte blanche à la Maison de l'Architecture de Franche-Comté du festival Lumières d'Afrique Employé au service des fraudes dans la capitale algérienne, Omar cohabite difficilement avec une famille trop nombreuse pour un appartement à la superficie minuscule. Il préfère s'évader de cet univers étouffant pour retrouver son groupe d'amis et partager avec eux une commune passion pour la musique populaire. Un soir, Omar se rend au cinéma, avec l'un de ses collègues de travail. A leur sortie, ils sont tout deux victimes d'une agression, orchestrée par des voyous qui les dépossèdent de toutes leurs affaires, y compris leur précieux magnétophone. Omar cherche alors par tous les moyens à s'en procurer un autre... Pour la première fois, un film algérien décrit non plus les méfaits de la colonisation, les affres de la guerre d'indépendance, les troubles politiques, mais tout simplement la vie quotidienne des jeunes qui n'ont pas connu le passé douloureux de leur pays. Omar Gatlato, c'est une étude sociologique savoureuse et légère, réaliste pourtant, de la jeunesse algérienne d'aujourd'hui. L'heure n'est plus à l'amertume, mais au coup d'œil aigu et amusé. Cela vaut toutes les démonstrations.
CinéMA

André Ravéreau et l'Algérie - Film documentaire de Jean Asselmeyer

Le 15 Novembre 2019
Présentation du film de Jean Asselmeyer, France | 2019 | 64 min dans le cadre du festival Lumières d’Afrique, en présence de Maya Ravéreau, architecte, fille d’André Ravéreau et Manuelle Roche. L’architecte André Ravéreau a passé une grande partie de sa vie en Algérie, il est aujourd’hui une référence incontournable pour les bâtisseurs algériens de plusieurs générations. Sa fille Maya, architecte elle même, nous accompagne sur les lieux de ses créations et de ses recherches, Au Mzab d’abord là où il a vécu, créé, formé d’autres architectes dans "l’atelier du désert" et fait classer les oasis du Mzab au patrimoine mondial de l’Unesco. S’inspirant de la tradition pour mieux innover comme dans la construction de la poste de Ghardaïa, ou dans celle d’une très surprenante villa… Puis à Alger où il a travaillé à la préservation du patrimoine ancestral de la Casbah, en décrivant fidèlement les principes de sa construction en phase avec des préoccupations actuelles, telles le choix de matériaux respectueux de l’environnement et évitant le gaspillage d’énergie, ce dont témoigne l’architecte Yasmine Terki, grande spécialiste des matériaux en terre. Certes il n’a pu ralentir la destruction de la Casbah en bute à des lenteurs administratives, mais ses ouvrages font plus que jamais autorité. Son principe de base est le constat que c’est le "site qui créé la ville" ce qu’il explique à une jeune architecte quelques temps avant sa mort en octobre 2017, et en l’illustrant dans l’étude d’une œuvre contemporaine d’Alger "l’aérohabitat", où il a vécu et œuvré.
Expositions

André Ravéreau, leçons d'architecture

Du 08 Novembre 2019 au 31 Janvier 2020
Exposition hommage à l’occasion du centenaire d’André Ravéreau André Ravéreau, c’est d’abord un regard. Un regard que le grand âge a aveuglé sans rien lui enlever de son acuité. André Ravéreau, ce sont d’innombrables dessins où un œil se promène, attentif au moindre détail, tout autant qu’à l’horizon au-delà. André Ravéreau, c’est une capacité rare à voir à la fois au près et au loin, le singulier et l’intemporel, ce qui change et ce qui reste, et comment l’alliance des lois de la statique et de l’équilibre, universelles, se conjuguent avec la variable de la latitude pour orienter le geste architectural. Grand observateur de la Méditerranée où il vécut et travailla la plupart de sa vie, André Ravéreau a su lire et relire l’architecture traditionnelle comme nul autre ; il en a relevé les pertinences constructives, l’adaptation fine aux usages et aux climats, mais aussi l’équilibre « sans ornementation » et la troublante beauté dont témoignent les magnifiques photographies de sa compagne et collaboratrice, Manuelle Roche, l’œil de l’œil, celle qui sut si parfaitement fixer sur le négatif ces subtilités constructives savoureuses que voyait André Ravéreau. Ce regard particulier a généré une oeuvre importante ainsi qu’une école ou plutôt un atelier-école : l’Établissement Régional Saharien d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement, plus communément nommé « l’atelier du M’Zab », lieu dans lequel l’apprentissage se faisait par l’expérience physique et sensible du site et la transmission continue d’un enseignement hors cadre, essentiellement oral, visant à exercer le regard pour mieux extraire le sens de la forme. Pour André Ravéreau, étudier les principes qui ont présidé à la réalisation des architectures populaires se fait au service de la création d’architectures contemporaines. C’est ce qu’il a mis en pratique dans ses projets, qui, loin d’imiter les formes issues du passé en elles-mêmes, imitent l’esprit ayant présidé à l’élaboration des formes. Selon cette logique, à des besoins nouveaux peuvent et doivent correspondre des formes nouvelles, à condition que ces dernières soient étayées par le raisonnement et par des contraintes objectives. La récente disparition de cet architecte, en octobre 2017, suivie de peu par le centenaire de sa naissance en 2019, sont l’occasion de mettre en lumière son œuvre singulière, débutée au milieu du siècle dernier. Elle se démarque de celle de ses contemporains par le souci de toujours tenir compte du milieu. Soucieux de l’humain et de son environnement, le dessin d’André Ravéreau est juste car il est mesuré, situé, respectueux. Avec ses écrits les plus célèbres, prenant tout d’abord comme support le M’Zab et la Casbah d’Alger pour s’intéresser ensuite à l’architecture traditionnelle française, après son installation en Ardèche, il n’a cessé de retranscrire les leçons tirées de ses analyses des cultures constructives populaires de part et d’autre de la Méditerranée. La portée et la valeur de son travail restent cependant confidentielles, en dépit des efforts associés de sa compagne de vie et d’œuvre, Manuelle Roche, écrivaine, photographe et cinéaste, pour donner à voir et entendre son regard. Nourrie du fonds d’archives accumulé par André Ravéreau et Manuelle Roche, puis développée sous l’égide de l’association ALADAR (Association Les Amis d’André Ravéreau), l’exposition s’appuie sur une mine de supports de toutes natures : dessins, photographies, enregistrements audio et vidéo - dont de nombreuses démonstrations filmées par les stagiaires -. Ils permettent de présenter, pour la première fois, de multiples travaux et thématiques inédits, sur lesquels réfléchissait André Ravéreau jusqu’à ses derniers jours à l’âge de 98 ans. Cette exposition, conçue par des proches et anciens élèves et stagiaires d’André Ravéreau, vise à donner et à éprouver ce regard particulier sur l’architecture : apprendre, comme ils l’ont appris, à lire, relire et redire, le geste architectural. Pour cela, un abécédaire s’est imposé, outil représentatif de la méthode d’André Ravéreau : observer les particularités pour mieux appréhender les généralités, saisir le milieu - climatique, culturel - pour comprendre comment le constructeur jongle avec les propriétés des matériaux en créant d’astucieux arrangements. Cet abécédaire, librement inspiré du livre d’André Ravéreau «Le Mzab, une leçon d’architecture1», est en soi une invitation au voyage dans l’art de construire : décor, détail, escalier, façade, geste, intimité, latitudes, portique, regard, siège, transmission. Ces thèmes proviennent des analyses qu’André Ravéreau a menées tout au long de sa vie. De sa période en Algérie à celle plus récente en Ardèche, ces nombreux inédits, différents de ceux du livre sur le M’Zab, sont le fruit d’une observation des architectures du monde entier. Comme le regard, les mots se croisent pour se nourrir et s’informer mutuellement, dans un parcours volontairement dialectique. Il s’agira de se promener dans cette architecture simple et cependant « bonne, c’est-à-dire répondant au mieux aux besoins et au milieu physique ». « Même construite avec les plus extrêmes simplicité et économie, [elle] peut être belle. Si elle est belle, elle peut également être prestigieuse, sans intention de l’être. » Le souhait est que les visiteurs puissent éprouver l’assise au sol, monter un escalier à multiples usages, circuler sous des arcs et coupoles, apprécier le toucher des murs chaulés ou en terre, ressentir, jusque dans leurs corps, la pertinence de ces architectures situées où il leur appartiendra de retrouver les lettres-clefs d’un enseignement dépassant le cadre de l’architecture pour questionner plus largement la juste place de l’humain dans son environnement. Les thématiques explorées, nourries du fond d’archives, seront détaillées plus loin dans ce dossier. Chacun des mots-clefs sera illustré par une série de photos et de dessins complétés par des citations, extraits d’enregistrements audio et vidéo pour que le spectateur puisse s’immerger facilement dans la pensée d’André Ravéreau.